Lundi 3 décembre 2007

Il est un lieu ou l'obscurité règne en maître et où le silence n'est que très rarement perturbé. Un lieu où les rangées s'alignent et se ressemblent entre toutes pareilles, voir même identiques et plus si affinités…(On n’est pas sur capilotracté pour rien hein…) En ce lieu où la technologie individuelle n'a pas sa place, viennent régulièrement s'échouer nos contemporains, ne percevant en aucun cas la faune présente en ces murs. Leurs attentions fixées sur un point lointain, ils n’ont pas la moindre conscience du drame quotidien qui se déroule sous leurs yeux. Avachis tels le babouin de Tasmanie après son coït mensuel, la pupille hagarde, le regard flou, un filet de bave menaçant à tout instant de s’écraser sur la chemise écrue enfilée pour l’occasion, les deux pieds en avant reposant sur leurs talons, ils se laissent aller sans seulement rougir de honte devant le génocide qui se déroule à quelques centimètres d’eux…et parfois même dans leurs propres mains.
Mais quand l’endroit se vide, quand les rangées retrouvent leur calme, molletonné de rouge et cousu de fil blanc, que les leds rougeâtres indiquant les travées s’éclipsent une à une, ne reste sur le sol que les traces de l’horrible carnage.
Pourtant dieu sait qu’ils se sont signalés, ils ont hurlé à pleins poumons pendant plus de deux heures, suppliant, implorant une pitié qui ne leur sera plus jamais accordée. Ils gisent là, cadavres abandonnés que nulle sépulture ne saurait honorés.
Leur sort à été scellé, pour certain dès l’entrée, quelques mètres après la caisse, pour les autres, un peu plus tard, à un instant subit ou les lumières se sont rallumés. Tous alignés dans une corbeille d’osier, ils ont frémi à l’idée d’être choisi. Déjà à cet instant leurs murmures apeurés ont résonné, laissant la foule indifférente, pire complice d’un drame inéluctable. Et pourtant, nos oreilles, un peu plus attentives, auraient pu percevoir leur inquiétude d’abord, puis leur tourment et enfin leur supplice. Que nenni, grisées de résonances, de vibrations, de notes ou d’onomatopées, elles n’ont jamais perçu le pogrom qui les affligeaient eux...
Rendez-vous compte, prenez conscience, réalisez, vous ignobles assassins que vous êtes, bouchers, coupe-têtes, sadiques sanguinaires, tortionnaires, exécuteurs de basses oeuvres, du sort funeste que vous faites subir à ces pauvres paquets de bonbons pendant les séances de cinéma....
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Dans un prochain article j'aborderai le sort terrible du Pop Corn, n'en déplaise aux amateurs de maïs soufflés....

par Huhsh publié dans : I Thought that
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Mercredi 28 novembre 2007
Je suis conscient que ce titre risque de  m'attirer les foudres et les récriminations de toute la communauté hispanique du net….ou pas. Mais bon que voulez-vous, c’est comme ça, on ne se refait pas, et quand en plus on est doté d’un cerveau aussi allumé que le mien, obligatoirement on prend des risques, on joue avec sa vie, on marche sur le fil du rasoir, on taquine le grand blanc avec une bout de bois…

Fin bref, tout ça pour dire qu’hier soir en rentrant du turbin, il a bien fallu se coller au nettoyage hebdomadaire de l’appartement. J’ai enfilé ma blouse rose, attaché mes cheveux avec un chouchou violet (j’aime bien le mélange reposant de ses deux couleurs quand je cleane les murs, ça me calme quand je me passe les nerfs sur une tâche persistante sur le sol….mais tu vas te barrer saloperiiiiiiiieeee).

Une fois customisé comme il se doit, je me suis rué (j'avoue que je m'y suis trainé comme un gastéropode...) sur le placard pour en sortir balai, serpillière, éponges et autres ramasse poussière, avant de me mettre à l’ouvrage.
Que celui qui aime le ménage me jette la première pierre (ou le premier flacon de produit d’entretien qui lui passe sous la main hein ! Je ne suis pas sectaire) mais bordel je le dis haut et fort, je hais faire le ménage.

Fort contradictoirement j’aime bien quand c’est propre chez moi, du coup une fois par semaine ; grosso merdo, j’ai pas une horloge interne spéciale ménage incorporé ; je remise ma rancœur contre cette tâche contre nature et je m’y colle. Mais hier, j’ai eu un déclic. Vous savez ce moment où une petite loupiotte s’allume d’un coup entre deux neurones occupés à ne pas l’être. (Bah oui les neurones quand on fait le ménage on ne leur en demande pas beaucoup non plus…).
Et là je dois dire que j’ai eu un coup de génie….(autocongratulations inside.) J’ai subitement repensé à ces jeunes dans la vibes, qui, pantalon stretch empêchant tout mouvement testiculaire incongru et T-Shirt rose fushia ciglé d’un aigle qu’on voit décidemment de plus en plus se tortille comme des spasmophiles en pleine crise en dandinant du croupion. Des comme celui-là en gros :
 


Et je me suis dit un truc. Prenez le même bonhomme, ajoutez judicieusement un plumeau à chacune des extrémités supérieures (la tête pas besoin, la crête pleine de gel comme attrape poussière ça gère.), une serpillière à chacune des extrémités inférieures.
De là, répandez sur le sol un peu de produit nettoyant, allumez la musique et laissez faire. Et voilà, c'est gagné tout le ménage de l'appartement en moins de 10 minutes.

La semaine prochaine, je sais déjà ce que je vais faire. En rentrant du boulot, j'en choppe un, je le baillonne, le ramène à la maison, je l'équipe et 10 minutes après je le fous dehors.

Faites comme moi, adoptez un fan de Tektonik....comme femme de ménage, ça poutre....

P.S : Pour gagner quelques minutes supplémentaires, on pourra à loisir ajouter deux plumeaux au niveau des coudes et deux autres à hauteur des genoux.

P.S 2 : Du coup, j'y croyais pas, mais en fait si, la Tektonik ça a de l'avenir.
par Huhsh publié dans : I Thought that
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