Vendredi 21 septembre 2007
Citadin, je suis un citadin, et comme tout bon citadin qui se respecte, j’use et abuse des transports en commun. Matin, midi et soir, le métro Lyonnais me voit hanter ses couloirs. Pour les non-citadins, qui donc ignorent tout de ce que peut être le métro, il s’agit d’une longue boîte de conserve souterraine qui roule vite, quand elle roule, est souvent en panne et m ‘amène rarement à l’heure à mes rendez-vous (et encore moins au bureau le matin, mais ça je dois signaler à mon radio-réveil que sonner à 8 h 05 pour une arrivée au turbin à 8 h 30, ça fait un peu juste.) Enfin, bref, passons la cette digression et revenons à nos moutons, à savoir la technologie. J’en vois d’ici quelques-uns dont le sourcil droit pointe, à l’interrogation, vers le haut. « Mais comment diable peux-t-on parler de technologie dans le métro lyonnais. »

Facile en ne parlant pas du métro en lui-même, mais d’un certain nombre de ses utilisateurs quotidiens. Vous aurez sûrement noté que ces derniers temps, le téléphone mobile se dote de fonctions toutes plus révolutionnaires que les autres. Appareil photo, mini caméra, lecteur Mp3, Télé à la demande, grille-pains sur port USB…. Et moultes autres petites choses qui sont supposées améliorer notre quotidien. Mais revenons à l’une des options sus-citées… l’option lecteur MP3 et surtout du mode haut parleur dudit lecteur…. Ces derniers temps, mes voyages quotidiens « in the subway » (je suis un bilingue qui s’ignore) se trouvaient fortement gênés par l’utilisation dudit lecteur…sans casque. S’il est sûr que le lecteur MP3 est une bonne chose pour tous, le téléphone MP3 qui ajoute à ses fonctions celles d’enceinte contribue quotidiennement à gâcher mes trajets. Un exemple concret : 8 h 30, bon pied, bon œil (en fonction de la soirée de la veille) je me glisse entre les portes vitrées, véritables faiseurs de manchots si l’on n’y fait pas attention, et me faufile sur le quai, casque d’I-Pod rivé sur les oreilles. La rame se présente, je m’y faufile et m’installe pour les deux premières stations de trajet. Et là…C’est le drame… Un peu plus loin dans le wagon, trois adolescentes pré-pubères, surmaquillées, pouffitudes obligent, se gaussent, gloussent et tout cela plus fort que le volume sonore autorisé de mon i-Pod. Tant bien que mal je tente de replacer les oreillettes de manière plus adéquate, quand l’une d’elles, fière comme Artaban, annonce d’un coup : « Ho les filles, j’ai le dernier morceau de « Justin lac de Bûcheron », et comme de par hasard je l’ai là dans mon super téléphone de la mort qui tue qui fait lecteur mp3, appareil à photo de têtes de pouf et aussi tampax une fois par mois… (Les filles, je sais que vous rêvez toute, du prochain téléphone Tampax, mais de source sûr c’est pas pour tout de suite)

Et la donzelle d’enclencher l’engin maudit, bien entendu à tout berzingue en plein dans la rame. Alors moi je vous le demande, et d’un comment peut-on vivre décemment et aimer ce que le bûcheron gominé ricain peut faire comme bruit (on ne peut ici parler de musique, soyons logiques) mais et surtout …Mais comment peut-on prendre plaisir à écouter un tel résidu d’intestin sur une enceinte qui fait penser à un grabataire asthmatique victime d’une trachéotomie sauvage au stylo Bic. Franchement je vous le demande…. Je vous épargne les inévitables : « Oh mais comment il chante trop bien ce mec, j’le surkiffe j’te jure, la vie de sa maman » « Lui, même s’il sort avec la pétasse chauve, je le mets dans mon lit et je lui fais le grand jeu (M’est avis que la demoiselle croit qu’on joue aux petits chevaux dans un lit, parce que vu son âge…) Enfin donc, une musique de merde, avec un son de merde, le tout écouté par des mer***deuses… Et bien oui ça soûle, mais quand cela se reproduit 4 fois dans la semaine, apportant à mes chastes oreilles du R’NB Pokorien, du Raï tellement saturé qu’on en arrive à prier pour que le guitariste crame sa disto dans la seconde, ou du hip-hop minable aux textes aussi pourri que la musique elle même, là, on se doit de trouver la solution…
mykoss.jpg Et cette solution à un nom, un seul tout petit nom unique pour retrouver le plaisir de ne plus entendre le monde, et surtout ce que le monde compte de pouf.. Koss, le seul, l’unique, l’incroyable inventeur du casque boule Quiès. Me rendant chez mon revendeur de galettes musicales préférées, je tombe sur le rayon écouteurs, m’approche et tombe littéralement en arrêt devant la bête. Ils sont beaux, ils sont pas chers et en plus ils sont garantis à vie… Et bien croyez moi si vous voulez, mais depuis l’acquisition de ces merveilles, j’ai accompli un exploit.. Je continue à sourire quand j’aperçois au loin dans la foule compactée façon sardine à l’huile, un téléphone brandi à bout de bras distillant sa soupe nauséabonde sur ses enceintes péraves…
Par contre dans un prochain billet, j’aborderai les points négatifs des écouteurs Koss, toutefois je tiens ici tout de suite à présenter mes plus plates excuses à l’accordéoniste roumain qui après avoir joué 5 minutes dans la rame a pris une mandale monumentale dans la tronche pour m’avoir fait peur en avançant son gobelet sous mon nez pour que je me fende d’une obole. Et oui, avec mes écouteurs d’autiste, je l’ai pas entendu ce con….
Par Huhsh - Publié dans : Oldies
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Jeudi 20 septembre 2007

Des matins, ou à l’heure ou les bêtes s’en vont au point d’eau pour se rafraîchir après une longue nuit, pour qui de veille, pour qui de chasse, d’autres restent affalés au fond de leur couche, ronflant légèrement, bouche entrouverte et filet de bave s’écoulant avec grâce de la commissure des lèvres à l’oreiller.

Des matins, ou, à l’heure ou le roulis de la poubelle s’acheminant, conduite de main de maître par un gardien ensommeillé, en direction de la rue, on se pelotonne sous la couette ni vraiment éveillé, ni vraiment endormi, juste dans cette partie du subconscient qui pour peu qu’on entende le roulis nous fait rêver qu’un train de marchandises nous passe sur le corps (Et du coup là on est parfaitement réveillé.)
Des matins comme ça ou même le clairon puissant de la radio la plus pourri qui soit ne suffit pas à sortir de la torpeur dans laquelle on a plongé la veille.

Des matins comme ça ou l’on bénit le mec génial qui a inventé le snooze sur le radio réveil.
Des matins comme ça ou le simple fait d’émerger et de poser un pied en dehors du lit ressemble aux douze travaux d’Hercule réalisés par un gringalet asthmatique (Je reconnais un peu mon physique)
Des matins comme ça ou le café coule plus vite en dehors de la tasse qu’en dedans. Et souvent c’est là qu’on entend le cri de désespoir suivant : « Mais putain, il est ou le sopalin. »
Des matins comme ça où l’on attrape le premier caleçon qui passe, perd 5 minutes à trouver le trou pour la première jambe, 5 de plus pour trouver le suivant, et cela avant de se rendre compte qu’on l’a enfilé derrière devant.
Des matins comme ça ou les chaussettes ne vont jamais par paire et où l’on finit avec une noire et une blanche en se disant que de toute façon personne ne risque de nous masser les orteils dans la journée.
 
Des matins comme ça où l’on cherche ses clefs, tasse dans une main, cigarette dans l’autre. (Et là on réentend « Mais putain, il est ou le sopalin…. »)
Des matins comme ça où l’on se brûle avec son café fraîchement refait, parce qu’à force d’user du sopalin….
Des matins comme ça où l’on a tellement pas les yeux en face des trous qu’on devrait éviter de pisser debout.
Des matins comme ça ou si l’on y prend garde on se retrouve au 4e étage au lieu du rez-de-chaussée.

 
 

Des matins comme ça ou le métro sent des pieds, son voisin l’urine et la station suivante les relents vomitifs d’une fin de week-end arrosée.

 

Des matins, plein de matins, trop de matins…..Comme mes lundis matins….

C’est décidé ce soir j’vais boire un coup, je dormirai mieux mardi matin…

 
 
 
Par Huhsh - Publié dans : Oldies
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Lundi 17 septembre 2007
Chapitre 2 : « A méchoui, méchoui et demi, puisque je vous le dis … »

Petit rappel chronologique : Après ses déboires avec un yack un peu collant, Fluff s’endort paisiblement, roulé dans la peau de l’animal qui se révèle fort chaude. Et surtout, il est enfin débarrassé du parfum nauséabond qui l’accompagnait depuis la veille. Un peu plus loin, les rares reliefs de son repas du soir grésillent doucement sur la braise, emplissant l’air du parfum de la viande grillée. Une chose est sure, c’est que cette nuit, notre héros dort le ventre plein, d’un sommeil sans rêves de la profondeur d’un gouffre abyssale. Pour tout vous dire, même un défilé du 14 juillet, ce qu’on peut juger plus qu’improbable au milieu des steppes mongoles je vous l’accorde, n’aurait pas le moindre effet sur le sommeil de notre ami. Ce qui vous allez bientôt le constater, va lui jouer des tours …..

La douce brise nocturne chatouille les moustaches de notre dormeur insouciant. Si l’on sait déjà que « Qui dort dîne » on est aujourd’hui à même d’affirmer que « qui dîne, dort encore mieux ». Cependant, pendant son sommeil, quelques évènements étranges se déroulent à quelques pas de lui. Une à une des paires d’yeux rougeoyantes, situées environ à 30 centimètres du sol pour la plus haute, s’allument dans l’obscurité. Des silhouettes indistinctes se faufilent entres les hautes herbes de la steppe, convergeant vers un Fluff toujours assoupi. Nuls ne sauraient dire qu’elles sont les intentions de ces formes étranges, mais les efforts déployés par elles pour ne pas faire le moindre bruit ne laisse présager rien de bon. Arrivé auprès du dormeur, c’est à une vitesse sidérante que les choses se déroulent. En un tour de main, et l’on sait bien que jeux de mains, jeux de vilains, 4 formes soulèvent Fluff tandis qu’une cinquième semble se glisser sous lui et repasser par-dessus à la vitesse de la lumière. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le Lapin-girafe se trouve ligoté et bâillonné. Ce qui ne semble pour le moment pas le perturber. Et oui je vous l’ai dit; notre ami à un sommeil de plomb et la rapidité de l’immobilisation et son extrême délicatesse, en dépit de la vitesse d’exécution, ne l’a absolument pas réveillé. Unes à unes, les silhouettes se reculent et se placent à quelques mètres de là avant de se figer dans une parfaite immobilité. Que le diable m’emporte si je comprends les motivations profondes d’une telle attitude. Pourquoi prendre le risque de réveiller un Lapin-girafe en le ligotant et se reculer et attendre juste après. Quelles motivations mystérieuses et secrètes animent l’esprit des ces petites créatures étranges. Patientons quelques peu, la lumière du jour jettera probablement un éclairage nouveau sur cette scène. Bah oui, facile celle là, le soleil ça éclaire quand ça se lève….

Une vingtaine de minutes après que ne ce soit déroulé la scène qui nous préoccupe ici, les premiers rayons du soleil viennent réchauffer le pelage de notre endormi. Un frémissement de moustache, un spasme d’oreille incontrôlable, tels sont les signes avant coureur du réveil annoncé. Si l’on s’approchait suffisamment près pour soulever une paupière, on apercevrai l’œil tourner sur lui-même et peu à peu la rétine apparaître. Toutefois pour cela il ne faut pas avoir peur du coup de dent ravageur du Lapin-Girafe au réveil… Ce même s’il est présentement ficelé comme une rosette de Lyon. Ah, l’instant T se rapproche, la paupière frémit, se soulève peu à peu mais quelque chose semble perturber le réveil. Ouvrant d’un coup les deux yeux, Fluff jette des regards surpris de tout côtés. Il vient de se rendre compte de son incapacité total à se mouvoir. Mais bon dieu, il n’a pourtant pas bu une goutte d’alcool la veille…

Je me trouve ici dans l’obligation d’ouvrir une parenthèse explicative. Si les Lapins-Girafes ne rechignent pas à se faire péter le carafon à base de boisson alcoolisé, leur métabolisme réagit parfois de manière incontrôlable, les plongeant pour de longues heures dans une forme de paralysie proche de celle qu’on éprouve lorsque que l’on se fait piquer par un Androctonus Australis. (Et oui il m’arrive parfois de sortir aussi des noms savants pour éclairer vos méninges sur les pentes escarpés de mon cervelet en ébullition.) Alors pour ceux qui se posent la question, il s’agit simplement d’un scorpion. Espèce très rare en Mongolie je vous l’accorde, mais dont les Lapins-Girafes Algérien se méfient comme de la peste. Parenthèse informative close.

Redressant enfin la tête, notre héros prend alors la pleine mesure de sa situation, situation que par ailleurs aucun adjectif ne saurait décrire ni dans son atrocité, ni même dans le caractère improbable de son origine.

« Salut à toi, noble prisonnier. Tu as été capturé par les représentants de la race des fières Nains de Jardins guerriers de Mongolie. Ne te débats pas et dis nous ton nom étranger, car nous n’aimons pas égorgé des inconnus. »

La voix qui prononce ses paroles semble venir d’un peu plus loin que ses pieds, toutefois dans sa position inconfortable, il est totalement impossible à Fluff d’apercevoir seulement l’individu qui l’invective de la sorte.

« Refgnenne ni ….. »

« Ploum, espèce d’abrutis, je t’ai déjà dit cent fois de ne pas bâillonner les prisonniers avant que je les interroge….. »

Une silhouette indistincte apparaît brièvement sur la gauche de Fluff et l’instant d’après son bâillon lui est enlevé.

« Réponds nous étranger, qui es tu et que fais tu sur nos terres ancestrales et sacrées, mangeant la viande de notre plus beau yack après l’avoir sauvagement découpé ? »

« Sache tout d’abord, voix inconnue, que tu parles ici au dernier représentant de la non moins légendaire race des Lapins-Girafes. Et que si tu ne me détaches pas dans les 5 secondes qui suivent, toi et tes amis allez prendre le même chemin que ce yack qui vous appartient soi disant. »

Un murmure indigné s’éleva suite à cette déclaration péremptoire et impérieuse.

« Il me semble que tu ne sois pas dans une position te permettant ce genre de déclaration étranger. Ne sais tu donc pas prendre conscience de la défaite quand tu te trouves ligoté de la sorte… »

« Admettre la défaite devant une bande de lâches sans foi ni coronès qui attaquent un voyageur dans son sommeil, c’est là mal connaître ma race ….. Et si je peux me permettre d’ajouter à cela, un petit, tête de con pas piquée des hannetons, je ne vois pas pourquoi me priver. »

Une bourrade dans les côtes, asséné avec colère vint couper le souffle de Fluff, qui roula sur lui-même se trouvant ainsi dans une situation tout aussi inconfortable que tout à l’heure, à cela de différent que l’herbe venait désormais lui chatouiller les narines de manières forts dérangeantes. Tournant le regard sur sa droite, il pu toutefois apercevoir ses assaillants pour la première fois. Une dizaine d’être de toute petite taille, pour le plus haut 30 centimètres, tous vêtus de manières fort curieuses se tenaient à distance respectueuse. Seul l’un d’eux ; probable auteur du coup de pied vengeur, se tenait à moins de 20 centimètres de Fluff. Mais toutefois toujours à distance suffisante pour échapper à un coup de dent revanchard. Ce dernier arborait une cape de fourrure rouge et un bonnet de la même teinte, qui lui conféraient, tant que faire ce peu, une certaine stature. Un long soupir s’échappa de la gorge de notre ami quand il pris conscience de la nature de ses assaillants. Il venait de tomber dans le piège machiavélique d’une bande de nains de jardins mythomanes. Il serait trop long de vous expliquer en détail les origines de cette « race » un peu à part, sachez simplement que quelques années plus tôt, égayer son jardin avec une statue en terre cuite de nain de jardin était particulièrement à la mode en Mongolie centrale, jusqu’au jour ou un mage puissant et particulièrement crétin décida de les animer et dans le même temps de les doter d’un goût certains et irrépressibles pour la mythomanie. Depuis, ils font des blagues aux voyageurs qui par malheur croisent leurs routes. Vous voilà désormais prévenu, toutefois afin de mieux les identifier, imaginer une bande de nains de 30 centimètres en moyenne, et très bizarrement, habillé comme les Village people…. Ah oui, les goûts vestimentaires des mages ont toujours soulevé la polémique dans nos contrées.

Les nains se rassemblent pour tenir conciliabule quand au sort à réserver à notre malheureux. Fluff du coin de l’œil les observe jaugeant chacun et tentant de discerner son trait de caractère propre. En effet, chaque nain de jardins mythomanes se distingue des autres par sa tenue, mais également par un détail caractériel qui peut parfois s’avérer utile. Ici, ils sont une dizaine, le meneur, le seul à avoir pris la parole pour le moment, porte un étrange costume de Père Noël. Où plutôt une cape rouge ornée de vison sur les coutures et un bonnet de même facture, seul la paire de bottes de cow-boy indique à Fluff quel Village People a inspiré son costume d’origine. En effet, la vie des steppes et ses aléas amènent parfois ces personnages à se vêtir en volant des vêtements de poupée et d’enfants, il est même arrivé que certains n’hésitent pas à voler les coiffes des femmes huns pour s’en vêtir. Donc si d’aventure vous croisez une toque en fourrure qui marche, fuyez vite c’en est un…

Accompagnant, celui que nous nommerons donc Santa, deux indiens nains, un motard de la police dont le casque a été remplacé par ce qui semble être un préservatif, à moins que ça ne soit qu’un bonnet de bain…. (Comprenez que je ne souhaite pas m’approcher pour vérifier hein … pour peu que la capote soit usagée….), un marin dont le bonnet semble avoir pas mal vécu, un autre cow-boy dont le costume pour celui-ci est en bon état, et chose rare, 4 archétypes du gay moustachu, pantalon en cuir, gilet sur un torse nu et casquette.

Fluff se dit là qu’il tient peut être une porte de sortie, en effet, les macho-nains comme on les appelle ont une tendance à l’agressivité et sont très souvent sensible. Un début de plan commence à se construire dans le cerveau de Fluff. L’un des macho-nains, un peu en retrait par rapport au groupe est à portée de voix. Discrètement notre héros interpelle l’intéressé.

« Pssst, dis moi, beau macho, viens donc voir par là que je te confie une chose ! »

L’interpellé, surpris se retourne et se pointant du doigt dis « qui moi ? »

« Mais oui toi, c’est à toi que je parle. »

S’approchant de quelques pas, le nain intrigué demande : « Qu’est ce que tu me veux étranger ? »

« Euh dis moi as-tu remarqué que votre chef se fout de vous 4 depuis tout à l’heure ? »

« Pardon, ah non, mais pourquoi tu dis ça ? »

« Je l’ai entendu dire au motard que vous étiez que des fiottes, c’est pour ça … »

« Quoi, cet espèce de crétin dégénéré ose se moquer de nous alors qu’il passe sa journée à turlupiner avec l’indien ? »

« Oh il a même ajouté qu’à la longue, vous pourriez aussi bien faire ça avec des bûches. Mais je ne t’ai rien dit ! »

« Ah c’est comme ça, et bien il va voir lui tiens …. »

S’approchant de son chef, sans même lui dire un mot, il lui assène un coup de bâton sur la tête. Santa s’effondre lamentablement entraînant dans sa chute l’indien et le motard. Coincés sous le corps de leur chef, les deux intéressés ne comprennent absolument pas ce qui leur arrive. D’autant moins quand les 3 autres macho-nains se jettent littéralement sur eux, pour leur faire subir un sort que la morale ne m’autorise pas à vous dévoiler ici. Dans le tumulte qui s’ensuit, nul ne remarque Fluff, se tortillant, s’approche d’une touffe de hautes herbes particulièrement coupantes. Quelques va et vient et le lien qui l’emprisonnait tombe sur le sol, se saisissant de sa couverture il la jette sur le tas de nains en pleine bagarre. Je vous avais prévenu, les macho-nains sont susceptibles et colériques, alors quand une bagarre commence, pas de quartiers, on tape sur tout ce qui bouge, amis ou ennemis. Promptement Fluff replie la couverture, fait un nœud digne du meilleur marin borgne du monde (Pourquoi borgne ? Euh je ne sais pas je demanderai à mon cerveau, demain.) Et avant d’avoir compris la situation, les 10 nains se retrouvent proprement emballé. Saisissant un bâton à portée de main, Fluff s’applique alors à aplatir la couverture de toutes ses forces de Lapin-Girafe en colère. Et ça si vous suivez les aventures de Fluff, vous-même savez qu’il vaut mieux affronter la colère des dieux plutôt que celle d’un Fluff. Quand plus le moindre soubresaut n’agitent la couverture, il défait prestement le nœud et ouvre le sac devenu mortuaire. Les body bag en couverture de yack sont monnaies courantes ici au cas où vous ne le sauriez pas. Je préfère vous épargnez les détails funèbres du contenu, sachez juste que pendant l’assaut les macho-nains ont tout de même pu faire subir le pire des sorts à leur congénères, et le contenu ressemble quelque peu à un mille-feuille sanguinolent. Débarrassé de ses assaillants, accessoirement de sa couverture devenue inutilisable, Fluff reprend sa route vers de nouvelles aventures se félicitant tout de même du retournement de situation. Jubilant en chemin, il se met soudain à rire.

« Ah Ah, on m’emprisonne pour un méchoui et on finit en milles feuilles, et bien à méchoui, méchoui et demi. » Et là, bah c’est Fluff qui le dit ……
Par Huhsh - Publié dans : Fluff Chronicles
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Dimanche 16 septembre 2007
Chapitre 1 : Tant va le yack à l’eau, qu’à la fin on en fait un méchoui…

Souvenez vous, à l’issue de notre prologue, nous laissions Fluff et votre humble serviteur s’endormir paisiblement et ainsi gagner une bonne nuit de repos mérité. Précisons tout de même que Fluff n’a pas eu beaucoup de chance cette nuit là. Notre héros ayant malencontreusement posé sa couverture sur une bouse de yack, m’oblige, depuis que nous avons repris la route, à me tenir à bonne distance tant l’odeur est pestilentielle. C’est bien simple depuis ce matin il a réussi à faire fuir pas moins de 8 troupeaux de village…. En ne les approchant pas à plus de 50 mètres… Je vous laisse imaginer, l’humeur exécrable ainsi que les conséquences que cela peut avoir sur le comportement d’un Lapin-Girafe.

Fluff a donc repris sa route de bon matin, dédaignant de replier sa couverture imbibée de défécation de Yack, c’est impossible à ravoir ces trucs là, en plus c’est tellement acide qu’en trois jours il va en rester des peluches de la couverture. C’est donc bon pied bon œil, une pince à linge sur le nez, que notre sympathique Lapin-Girafe parcours les chemins à peine tracés de la steppe. Le soleil, haut dans le ciel, réchauffe à peine l’air alentour en ce début du mois de novembre. Cheminant depuis quelques heures maintenant, le spectacle devant lui se répète sans cesse. Une colline, une vallée, un troupeau qui fuit … Une colline, une vallée un autre troupeau qui fuit… Une colline, une vallée, un trou… Ah non, milles excuses ce coup ci c’est tout un village… C’est donc sur un chemin quasiment désert, hormis les silhouettes indistinctes fuyant au loin, que notre héros avance à grand pas. Il n’y a pas dire, mais puer la merde de yack ça permet d’éviter les mauvaises rencontres. C’est déjà une compensation énorme au fait que Fluff ait envie de vomir constamment en respirant sa propre odeur corporelle. La route de Fluff se poursuit, mais ou va-t-il, qui est il ? Formidable robot, des temps nouveaux……. (Hum j’espère que je ne vais pas devoir payer des droits moi….) Long est le chemin qui le mène à une destination que lui seul connaît à ce jour. Mais sur ce chemin monotone, chiant au possible devrait on dire, une mésaventure va survenir. (Bah oui faut bien que j’y arrive sinon vous allez tous vous faire chier au bout de deux épisodes)

Le soleil brille maintenant au zénith de son parcours quotidien, l’air commence à se réchauffer peu à peu, et Fluff poursuit sa route nonchalamment. Ce que notre héros n’a pas encore remarqué, c’est qu’un yack a décidé de suivre sa trace. L’animal doit être sérieusement enrhumé pour réussir à suivre le chemin du Lapin-Girafe sans être perturbé par l’odeur. Mais intéressons-nous un peu plus à cet importun qui semble ne pas avoir développé la moindre sensibilité olfactive. L'animal est d'un fort beau gabarit ma foi …. A vue d'œil, et malgré les deux cent mètres qui le séparent encore de Fluff, il semble bien mesurer pas moins de trois mètres de long pour une hauteur de près de deux mètres, quand à ses cornes, recourbées de chaque côté de sa tête, elles doivent bien faire dans les deux mètres. Si le yack n'était pas un paisible ruminant, particulièrement con précisons, on pourrait en avoir sacrément la trouille du bestiau. Mais Fluff est un Lapin-Girafe sans peur et sans reproches, et puis admettons qu'il n'a toujours pas remarqué la présence, pourtant imposante, qui le suit depuis près de deux heures maintenant. Notre héros est en effet captivé par des formes basses qu'il a aperçu à l'horizon et qui lui laisse croire que des arbres à MouKoul se trouvent à quelques lieux de lui. Je suppose, subodore et suis conscient que vous devez tout ignorez du Moukoul. Il s'agit d'un fruit, dont les lapins-Girafes sont particulièrement friands, et qui se présente sous la forme d'une longue tige surmonté de deux grosses boules. Généralement on consomme ce fruit en le tenant par la tige et en croquant dans les deux hémisphères supérieurs, une sorte de sucette à l'envers. Alors je vous concède que dans nos esprits cartésiens, quand on mange un moukoul, on a fortement l'impression de bouffer une paire de testicules, impression largement confortée par la tige rude et dure par laquelle on manipule le fruit. Mais je vous jure, c'est vachement bon en fait, une fois la première impression passée. La distance s'amenuisant, Fluff est maintenant bel et bien convaincu que le fruit succulent de ses rêves se trouve à quelques mètres de lui, et c'est en courant qu'il rejoint les premiers arbres. Ce qu'il n'a pas remarqué, c'est qu'au moment ou il s'est mis à courir, le yack lui aussi a accéléré l'allure. Arrivé au niveau du premier arbre, Fluff stoppe net et tend la patte pour se saisir de l'un des fruits. Toutefois, le yack derrière lui, entraîné dans sa course par sa tonne et demie est nettement plus long à s'arrêter, et c'est le choc avec Fluff qui finit de ralentir la bête. Imaginez un peu l'impact d'une tonne et demi sur un lapin-girafe de 70cm de haut. Vous avez peut-être déjà eu l'occasion de jouer aux billards, et possédez donc quelques notions de physiques sur les transferts de force ? Et bien dites vous qu'au billard les boules font sensiblement le même poids, alors que là…. Percutez par l'arrière train Fluff est soudain projetez dans les airs. Il gesticule pattes et jambes, tentant vainement de se raccrocher à quelque chose, et c'est à une branche de Moukoulier que notre héros doit alors son salut. Mais ce serait sans compter sur le yack, qui traumatisé par le choc, les poils devant les yeux, ni voie plus goutte, et paniquant se rue sur le premier arbre venue qui se trouve bien entendu être celui auquel Fluff vient in extremis de se raccrocher. Un terrible craquement se fait alors entendre et peu à peu notre héros sent l'arbre tombé. C'est alors que Fluff s'aperçoit que ce qu'il a pris pour un bosquet de Moukoulier sauvage est en fait un verger, planté de la main d'un homme, d'un Lapin-girafe ou d'une quelconque autre espèce vivant dans les environs*. Je vous laisse imaginer l'impact de la chute d'un arbre sur cet alignement parfait. A côté de ça, le Domino's Day, c'est de la gnognotte pour gnou prépubère… Un à un, percuté par son voisin, les moukouliers s'effondrent dans un fracas assourdissant. Totalement paniqué, ni voyant plus rien, le yack se met à courir en tout sens, manquant à chaque instant de piétiner notre Fluff qui a trouvé refuge sous les racines abattues du plus grand arbre du verger.

Il convient ici de vous rappeler que depuis le matin Fluff est particulièrement peu disposé à subir les assauts frénétiques et désordonnés d'un yack fou furieux. Et à l'instant où, l'animal se cabrant au dessus de lui, tel un étalon arabe s'apprêtant à saillir une jument du Bosphore, Fluff bondit, toutes dents dehors et éventre l'animal d'un seul coup. Une masse malodorante d'intestins et d'organes en tous genres, vienne ensevelir notre héros, nullement dérangé par l'odeur, puisque je vous rappelle qu'il pue la bouse de yack depuis le matin. Raide mort avant même d'avoir compris ce qui lui arrivait, le yack s'effondre sur le côté, laissant Fluff au milieu des chairs visqueuses et gluantes. S'extirpant du tas dans lequel il est à moitié noyé, notre héros se redresse et jauge la bête. Profitant du large tronc d'un des moukouliers abattus dont ils tronçonnent toutes les branches avec les dents, Fluff confectionne un large broche qu'il introduit fort adroitement par le fondement de la bête avant de le faire ressortir par la gueule.

Et quelques heures après, c'est un Fluff repu, enroulé dans une peau de Yack toute chaude qui s'endort au coin du méchoui qu'il a préparé avec amour.

Mais à qui sont donc ces yeux rouges qui s'allument un à un dans la nuit ? Vous le découvrirez dans le deuxième épisode des chroniques de Fluff, "à méchoui, méchoui et demi, puisque je vous le dis …"

Vous découvrirez sous peu que le petit monde de Fluff regorge d'espèces bizarres, des hommes-morses, des nains de jardin mythomanes et bien d'autres encore.
Par Huhsh - Publié dans : Fluff Chronicles
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Samedi 15 septembre 2007
Prologue dantesque à une histoire tirée par les poils d’un Lapin-Girafe. (Et pas ceux de son cul….)

La Lune pleine arrose de sa lueur la nuit froide des steppes mongoles. Une légère brise fait osciller les herbes hautes dans la nuit et seul le murmure d’un troupeau de yack  paissant à quelques dizaines de mètres vient troubler le silence. La même brise rapporte aux narines l’odeur troublante, entêtante et ultra vomitive, quand on a le nez dedans, des bouses de yack en décomposition. Putain de yack, incapable de comprendre l’impact de leurs déjections sur la couche d’Ozone. Si au moins quelqu’un pouvait trouver le moyen de recycler ces tonnes de merde quotidiennes ne serait ce que pour alimenter les tondeuses à gazon des habitants de ces contrées….. Bah oui, les herbes hautes c’est sympa, mais 2mètre 80 c’est un coup à avoir un accident de chasse ça, il est donc devenu coutume de tondre un bon kilomètres carrés de terrain avant de lancer la chasse. Malheureusement, le premier résultat de la tonte, est la fuite des animaux, ce qui ne laisse qu’une maigre récolte aux chasseurs qui doivent se contenter des quelques têtes de rongeur que les lames ont tranché en accomplissant leur basse besogne.

Mais revenons en à notre nuit froide et calme. Une silhouette indistincte se faufile dans des herbes non coupées pestant chaque fois que son pied se plonge dans une des bouses malodorantes abandonnés sur place par le bovin abruti qui a tenté de brouter la végétation, au risque de créer un cercle vicieux entre sa bouche et son anus. (Vous imaginez deux mètres 80 de haut la plante….. alors avant d’avoir fini il a déjà commencé à l’évacuer hein …) Mais laissons de côté ses considérations intestinales pour mieux retrouver notre silhouette indistincte…. Euh …. Ah merde j’ai un souci là ! Pendant nos digressions, la silhouette a disparu dans les herbes hautes !! Oh oui j’ai oublié de vous parlez d’un détail la concernant, on a un peu de mal à la suivre, elle fait à peine 70 centimètres de haut, alors dans les herbes …

Ah la voilà… !! Tiens donc, mais que fait-elle ? Approchons nous un peu pour mieux voir, mais chut, sans faire le moindre bruit au risque d’effrayer ce curieux individu. Accroupi devant un sac, une longue cape couvrant tout son corps, notre individu s’affaire. Le craquement familier d’une allumette, suivi du murmure des premières flammes nous indique qu’il prépare certainement son campement pour la nuit…. A moins qu’il ne s’entraîne pour le concours national de pet flamme ? Hum, non, il sort maintenant une couverture de son sac et se prépare à se restaurer. Mais approchons nous un peu plus, essayons de voir à quoi notre étrange personnage peut bien ressembler. Si seulement il pouvait retirer cette cape qui le recouvre entièrement on pourrait peut être le voir….

Oh mon dieu, vous ne devinerez jamais. Nos pérégrinations nous ont amené à la rencontre d’une espèce d’une rareté inouïe. Nous sommes en présence d’un des derniers représentants de la race légendaire des « Lapins-Girafes » ! Cette espèce, qui dominait les plaines mongoles il y a neuf siècles a peu à peu disparue, traquée sans relâche par les huns qui se servent encore aujourd’hui d’une certaine partie de leur anatomie poilue comme cache-sexe. Et oui, que voulez-vous, nous sommes en mongolie, l’horreur, la barbarie, le meurtre ici tout est normal, alors qui se soucie du sort de l’anus d’un Lapin-Girafe mort je vous le demande…

Mais revenons à nos mout.. euh à notre Lapin-Girafe. Il semble sur le point de se laisser aller au sommeil, bercés par les murmures de la nuit, blotti dans sa couverture, la tête sur une souche d’arbre mort ; Son souffle se fait plus profond, il s’endort….

« Hey Ho, ça va aller là  le narrateur de mes deux…. Il va fermer sa gueule sinon je vais pas pouvoir dormir, et quand je dors pas je suis de mauvaises humeur moi, et quand je suis de mauvaise humeurs, faut pas s’étonner si les taloches tombent ! »

Euh.. bon et bien, nous allons laisser notre sympathique compagnon sombrer dans les bras de Morphée, tout ça sans faire le moindre bruit. Je vous en conjure, pour l’avenir de votre narrateur, cliquer tout doucement sur la fenêtre pour fermer, parce que j’aimerai quand même pouvoir vous raconter la suite de cette histoire un jour…..

Votre narrateur, priant pour passer la nuit et revoir la lumière du jour : "Hummmmm, bah euh, bonne nuit Fluff !"

Un Lapin-Girafe ronchon : "Rhoooo Ta Gueule !!"
Par Huhsh - Publié dans : Fluff Chronicles
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