Lundi 10 décembre 2007
Encore un article où je vais me faire plein de « choupis » copains, tous prêt à me trucider, me torturer, me lapider, voir même m’émasculer …Après avoir lu les quelques lignes qui vont suivre.

Ceux qui me connaissent, un peu, savent déjà que j’ai la capacité d’adaptation du Schtroumpf grognon quand un truc vient me titiller les roubignolles. Et ceux qui me connaissent encore mieux savent que nom de Diou (Notez la majuscule, preuve du respect non dissimulé que j’éprouve à l’égard de cette entité extraterrestre qui est supposée nous avoir façonné) des trucs qui me titillent les roubignolles y’en a des masses…

Et en ce moment, un truc qui me gratouille terriblement la masse testiculaire (Mon amour je te rassure je n’ai pas de locataires indésirables…) c’est le discours « bobo » moralisateur, prêcheur, sermonneur sur l’environnement.
Un certain « Grenelle », dont il faudra un jour qu’on m’explique l’intérêt, a vu nos médias s’emparer qui des problèmes de colza ou qu’on a tripatouillé les gènes, qui des émanations de gaz à effet de serre (un tuyau dans le rectum des ovidés et zou), qui de nos containers à ordures respectifs. (Message d’ordre personnel à l’abruti qui sort les poubelles de mon immeuble : « En respectant les heures et jour de sortie attribuées par notre belle agglomération de Lugdunum, tu ne te pèterais probablement pas le dos avec une charge de 75 tonnes par poubelle, et on pourrait descendre nos ordures normalement le week-end ». Fin du message personnel.)

Revenons en à nos déjections de toutes sortes…

Bref, à la base ce Grenelle je l’observai d’un bon œil. Tiens donc que je me disais, on va peut-être enfin savoir ce qui se trame dans nos entreprises pour tenter de pallier ce réchauffement dont on nous retape les esgourdes à longueur de temps. Mais susse été le cas sans compter sur « Super Culpabilisateur Man » et son acolyte « Toutestd’tafautsalepollueurman »… Qui, en super héros de pacotille, se sont acharnés, du moins est-ce mon sentiment, à nous pointer du doigt allégrement, nous les citoyens lambda. Ah non hein, parce que bah oui ma voiture elle pollue graaaaave sa mère….Surtout quand je passe par Feyzin une fois par semaine (c’est à peu près la fréquence à laquelle j’utilise actuellement mon véhicule) et où je me trouve obligé de calfeutrer toutes les aérations de mon véhicule pour ne pas respirer ce doux parfum de produit chimique en perpétuelle combustion. Non parce qu’honnêtement, comparer mon pot d’échappement aux tuyères qui déversent constamment leurs merdes dans notre atmosphère, c’est comme mettre côte à côte mon cul et celui de marguerite, la vache de mon pote Fernand et m’affirmer en toute bonne foi que le diamètre est le même… Mais c’est pas grave…..
Ensuite on nous a expliqué que mettre chez soi des loupiottes éco, ça allait réduire grandement notre consommation énergétique globale…. Ce à quoi je dis pourquoi pas… Quand notre gentil maire aura lui capté qu’illuminer aux lasers à longueur de nuit les ¾ des bâtiments officiels, culturels ou religieux, ça peut difficilement faire baisser la facture…Cette remarque étant applicable à toutes les communes de France….On me signale dans l’oreillette que Clafoutis-les-Glaouis s’éclairent encore à la chandelle et ne veux pas figurer dans le listing… ok ça c’est dit..
Il faudra également qu’on m’explique l’intérêt d’éclairer toute la nuit les vitrines d’une boutique désespérément fermé…Mis à part inciter à péter la susdite vitrine avec un pavé pour faucher l’intégralité de son contenu, je doute que ça augmente le chiffre d’affaires de nos amis commerçants.
Après, nous avons eu le plaisir d’entendre que nous jetions trop d’emballage. J’en conviens farpaitement ma bonne-dame…Toutefois, est-ce de ma faute si quand j’achète un paquet de pâtes je dois virer le premier plastique, m’acharner sur le deuxième pour me rendre compte que c’est pas fini puisqu’il faut aussi ouvrir le carton après…Rectifions donc gaiement, JE ne jette pas trop de choses….On m’oblige à trop en jeter… Bon ça aussi c’est dit…(Tu vois toi, l’abruti qui gère nos poubelles, c’est pas de ma faute si j’en fous beaucoup dedans et que tu te pètes le dos….)

Du côté des solutions pour polluer moins, je crois que là on touche le sommet de la « bobo-attitude »… Non parce qu’il n’y a aucun soucis, je vais m’acheter une voiture non polluante à 15 000 euros net avec mon salaire de ministre….Quoi ? attendez, je n’entends pas bien la voix de l’oreillette…Ahhh oui, en effet, moins de 1200 euros par mois c’est pas un salaire de ministre, et à ce prix là pour la bagnole je m’endette pour 15 ans…Pas con ça…
Je peux aussi mettre des panneaux solaires sur mon toit, faire construire ma maison tout écologique, acheter un récupérateur d’eau usée et me chauffer au bois… Ok, et je signe où pour avoir droit à mon ticket de Loto gagnant là ?

Parce que, et voilà quel est mon sentiment, si on veut participer chacun à l’économie d’énergie et au respect de notre belle planète, à la fin du Grenelle, il fallait quand même gagner près de 5000 euros pas mois, en CDI, en étant proprio et en bouffant bio….
Résultat des courses, pour le moment je vais me contenter de prendre le métro et de trier mes ordures, ce sera déjà ça de pris.

P.S : Je n’ai pas ici développé la question de l’alimentation bio, mais j’y reviendrai…ou pas.
P.P.S 2 : La commune de Clafoutis-les-Glaouis nous informe à la minute même qu’ils ont remplacé leurs bougies par des dynamo…
Par Huhsh - Publié dans : Critiquons gaiement
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Vendredi 7 décembre 2007
Le titre est à chier, j'en conviens... De toute façon difficile de faire croire à de la prose quand on ose écrire un truc aussi con. En même temps à ma décharge, traduire un nom de groupe aussi tordu en français, ce n’est pas non plus à la portée du premier venu…(J’essaie de m’auto convaincre là, mais j’ai un peu de mal, j’avoue.)
Donc aujourd’hui, pas de billets d’humeur, de blagues débiles ou d’état d’âme TCLiens… Non j’avais simplement envie de parler d’un groupe qui, il y a quelques années de ça, à résolument révolutionné ma discothèque. (Et quand on a suivi le blog, on sait que je peux avoir honte de ma discothèque de jeunesse…. Milly Vanili reprezent….)

Je ne sais plus exactement quand j’ai posé l’oreille la première fois sur cet ovni musical qu’était (Paix à son âme) Mr Bungle.
Ce groupe est né en 85 et on peut le dire, il le revendique eux-mêmes, ont réussi à signer grâce à leur frontman, alors chanteur de Faith no More. Le sieur Patton…
Un line up de folie furieuse, emmené par un chanteur 50 fois plus taré que les autres réunit ça ne pouvait donner que du bon. Ou du très mauvais, parce que tous les goûts sont dans la nature hein…(Si tu n’aimes pas Mr Bungle, on me signale que la croix rouge en haut à gauche est le plus court moyen de retrouver ta tranquillité d’esprit…Bon ça c’est fait…)
A l’origine, le groupe tendait vers un mélange rock ska, entrecoupé de ponts abruptement hallucinant, ce qui devait devenir leur marque de fabrique par la suite. Leur son n’a jamais été « facile » et il est sûr que plusieurs écoutes permettent de découvrir chaque fois de nouvelles pépites dans les arrangements et les constructions.
Ajouté à cela un univers très particulier, mélange de tueurs en série, de personnages scatophiles et autres curiosités malsaines.
Malheureusement le groupe ne nous aura laisé que trois albums en huit ans, du fait des moultes projets annexes des membre.

Dans l’ordre :
Mr Bungle 1991
Disco Volante : 1995
California : 1999

J’avoue ma préférence éhontée pour le premier et éponyme avec ce grandiose « My ass is on fire ». Un grand moment d’anthologie. Bon je ne vais pas vous faire ici le coup de la bio dégoulinante du fan, y a de très bon sites un peu partout sur le web pour ça... par exemple .... ou mieux encore ...

Par contre je vous laisse savourer ça...Parce que nom de diou je les avais pas vu depuis longtemps et j'ai pris un pied à les remater....

Quote Unquote : Mr Bungle

My Ass is on Fire (live)...

Pink Cigarette (Live) : California

Desert Search for Techno Allah : Disco Volante


Rahhhh putain quel pied.... Encoreeeeeee
Par Huhsh - Publié dans : Critiquons gaiement
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Jeudi 6 décembre 2007
Un peu plus de deux ans maintenant que je suis dans cette ville. Deux ans que je me déplace essentiellement en utilisant les transports en commun et notamment le fameux réseau TCL. Non il ne s'agit pas des « Transports de Couche Libérateur », mais bel et bien des "Transports en commun  lyonnais".
Récemment, je ne vous apprendrai rien, il est devenue coutume chez nos amis transporteurs de bétails citadins, de se mettre en rogne et de cracher un vilain "Si c'est comme ça j'arrête de bosser pour 2000 euros par mois et je vous fais tous chier en vous empêchant d’aller bosser pour asseoir mon droit à la retraite alors que je suis encore pré pubère ». Petite remarque en passant, le jour où moi je sors ça à mon patron, je peux tranquillement rentrer chez moi et m’inscrire fissa à l’ANPE d’à côté. Et moi je ne gagne pas 2000 euros, loin de là… Mais bref passons.
Or donc ces dernières semaines, nos amis parisiens et banlieusards ont subi plus qu’à leur tour ces quelques jours de marche, roller, vélo, cloche-pied forcé…. Sauf que… Et bien chez nous rien à dire. En effet, les TCL sont une société privée et ici donc, la retraite à 50 ans fait doucement sourire nos chauffeurs de bus, metro, tramway et autres trottinettes communes. Du coup, du moins en centre ville, la grève n’a eu aucun impact sur la majorité des déplacements des habitants. Mais c’était sans compter sur la farce des transports lyonnais.
Ce matin, je me rends donc, comme à l’accoutumée, dans ma station préférée. Hier, la nouvelle avait effleuré mon tympan, on annonçait environ 75% de circulation normale, soit 25 % de perturbation. Tiens donc m’étais-je dit, nos amis conducteurs voudraient eux aussi leur part de la galette ?
Toutefois, aucun problème à signaler sur mon trajet, et c’est frais et dispo, enfin ça c’est vite dit, que je me retrouvais à l’heure, les pieds calés sous mon bureau et la trogne dans mon x-press.
Idem au moment de midi, parce que oui monsieur, moi je suis un privilégié qui rentre déjeuner tous les midis dans ses pénates. Et qui de surcroît en profite pour faire 15 minutes de sieste.
Mais tout cela c’était se méprendre sur leurs intentions à ces fourbes.
Jugez donc de l’impertinence de ses galapiats qui n’ont rien trouvé de mieux que de se mettre réellement en grève à……13 h 30. Du coup à mon arrivée dans la station à 13 h 40, c'est près de 300 lyonnais, entassés sur le quai qui faisait le planton depuis près de 15 minutes sans voir passer la moindre rame.
Tant bien que mal, je réussis à rejoindre mon lieu de travail, au prix d'une lutte acharnée et surtout de 30 minutes de retard.
Fort bien me direz-vous, les parisiens se sont pris 9 jours de galère, au tour des lyonnais un peu.
Sauf que…commence aujourd’hui la fête des Lumières, tradition lyonnaise connue de par le monde et de plus loin encore si on en juge par l’éclairage de la ville pendant 4 jours, c’est de Saturne qu’on peut nous voir… Et la fête des lumières, c’est 4 millions de personnes attendues, une campagne de pub des TCL justement visant à augmenter le nombre de voyageurs, une nuit de transport gratos etc….
Et bien voilà, comme tous les ans c’est juste à cette date-là que la grève se lance. Et quand on constate qu’ils nous font la même chose pour la fête de la musique, c’est aujourd’hui certain, les chauffeurs TCL n’aiment pas les fêtes populaires.
Du côté de la direction des TCL on nous informe qu’une fois de plus on se sent très, mais alors très con d’avoir claquer près d’un million d’euros dans une campagne de pub qui non content de faire un flop total, va en plus cette année encore provoquer l’hilarité des usagers (Enfin de ceux qui savent rester zen)…
Bon c’est pas tout ça hein, j’vais vous laisser là, je vais essayer de rentrer chez moi….

Ah oui, et puisque moi le zen, j’ai un peu de mal, il est probable que je me fasse un ou deux chauffeurs de TCL sur le trajet….

Bonne soirée à tous, et vive la trottinette….
Par Huhsh - Publié dans : Critiquons gaiement
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Lundi 3 décembre 2007

Il est un lieu ou l'obscurité règne en maître et où le silence n'est que très rarement perturbé. Un lieu où les rangées s'alignent et se ressemblent entre toutes pareilles, voir même identiques et plus si affinités…(On n’est pas sur capilotracté pour rien hein…) En ce lieu où la technologie individuelle n'a pas sa place, viennent régulièrement s'échouer nos contemporains, ne percevant en aucun cas la faune présente en ces murs. Leurs attentions fixées sur un point lointain, ils n’ont pas la moindre conscience du drame quotidien qui se déroule sous leurs yeux. Avachis tels le babouin de Tasmanie après son coït mensuel, la pupille hagarde, le regard flou, un filet de bave menaçant à tout instant de s’écraser sur la chemise écrue enfilée pour l’occasion, les deux pieds en avant reposant sur leurs talons, ils se laissent aller sans seulement rougir de honte devant le génocide qui se déroule à quelques centimètres d’eux…et parfois même dans leurs propres mains.
Mais quand l’endroit se vide, quand les rangées retrouvent leur calme, molletonné de rouge et cousu de fil blanc, que les leds rougeâtres indiquant les travées s’éclipsent une à une, ne reste sur le sol que les traces de l’horrible carnage.
Pourtant dieu sait qu’ils se sont signalés, ils ont hurlé à pleins poumons pendant plus de deux heures, suppliant, implorant une pitié qui ne leur sera plus jamais accordée. Ils gisent là, cadavres abandonnés que nulle sépulture ne saurait honorés.
Leur sort à été scellé, pour certain dès l’entrée, quelques mètres après la caisse, pour les autres, un peu plus tard, à un instant subit ou les lumières se sont rallumés. Tous alignés dans une corbeille d’osier, ils ont frémi à l’idée d’être choisi. Déjà à cet instant leurs murmures apeurés ont résonné, laissant la foule indifférente, pire complice d’un drame inéluctable. Et pourtant, nos oreilles, un peu plus attentives, auraient pu percevoir leur inquiétude d’abord, puis leur tourment et enfin leur supplice. Que nenni, grisées de résonances, de vibrations, de notes ou d’onomatopées, elles n’ont jamais perçu le pogrom qui les affligeaient eux...
Rendez-vous compte, prenez conscience, réalisez, vous ignobles assassins que vous êtes, bouchers, coupe-têtes, sadiques sanguinaires, tortionnaires, exécuteurs de basses oeuvres, du sort funeste que vous faites subir à ces pauvres paquets de bonbons pendant les séances de cinéma....
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Dans un prochain article j'aborderai le sort terrible du Pop Corn, n'en déplaise aux amateurs de maïs soufflés....

Par Huhsh - Publié dans : I Thought that
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Lundi 3 décembre 2007
Oui je sais que j’ai un peu de retard. Je m’incline bien bas et baise le sol crade des locaux de mon employeur pour me faire pardonner. Oui je sais que tout le monde l’a déjà fait. Je m’auto flagelle 50 fois avec un ragondin empaillé pour ce manque d’originalité. Oui je sais que je suis mal placé, ne t’ayant jamais ni parlé ni rencontré, pour me laisser aller à parler de toi. Oui je sais que là où tu es, tu ne liras pas ces lignes, du coup je me ré-auto flagelle, avec un rhinocéros empaillé cette fois ci, mais en le tenant par la queue, du coup je prends des coups de cornes….Et ça fait mal…
Je sais aussi que si je n’y prête pas attention ce post pourrait devenir larmoyant, voir chiant à mourir. Du coup avant de le rédiger je l’ai laissé mûrir, lentement, doucement, tel l’escargot se rendant à son buffet de salade à volonté hebdomadaire. (Les mauvaises langues qui diront que 5 jours de réflexion pour ça c’est long auront raison…)

J’aurai pu ici relater ta vie, ta naissance en 54, tes parents italiens et communistes, ta jeunesse tumultueuse et tout le tremblement, mais wikipedia fait ça beaucoup mieux que moi. Moi ce que j’ai voulu retenir, c’est ta silhouette dégingandée, tes pas de danses improbables dans des clips qui, s’ils restent et resteront cultes pour tous, n’en sont pas moins kitchissimes à souhait. Ton talent certain pour la composition, et tes sons de grattes entre tous inimitables. Tu as donné au rock français ses lettres de noblesse. Toi et ta compagne avez marqué toutes une génération et si je n’avais que trois ans quand vous vous êtes rencontré, vous avez tous deux contribué à la crémation de mes vieux vinyls de « Milly Vanily » (oui j’ai honte terriblement honte, mais après ça a été beaucoup plus mieux). Aujourd’hui on te pardonnera les anoraks fluos et les sacs plastiques Félix Potin dès début (Pire je parie qu’on ne va pas tarder à en trouver sur ebay !)
Vous l’aviez prédit à la fin des années 80, et cela se vérifie aujourd’hui. Les histoires d’A...finissent mal…en général.
La tienne aura finie trop tôt au grand désespoir de tous les fans d’une épopée fantastique, et surtout de Catherine qui en ce moment même doit te pleurer, toi l’être qu’elle a chérie de si longues années.
Je ne te dis que bonne route, quel que soit le chemin que tu empruntes, je suis sûr qu’il te mènera là où vont tous les plus grands guitaristes…

Bye bye Fred Chichin, reposez en paix, toi et ta guitare !

Et vu qu'on ne s'en lassera jamais.....et oui 'C'est comme ça"..

 
Par Huhsh - Publié dans : Remembers
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Mercredi 28 novembre 2007
Je suis conscient que ce titre risque de  m'attirer les foudres et les récriminations de toute la communauté hispanique du net….ou pas. Mais bon que voulez-vous, c’est comme ça, on ne se refait pas, et quand en plus on est doté d’un cerveau aussi allumé que le mien, obligatoirement on prend des risques, on joue avec sa vie, on marche sur le fil du rasoir, on taquine le grand blanc avec une bout de bois…

Fin bref, tout ça pour dire qu’hier soir en rentrant du turbin, il a bien fallu se coller au nettoyage hebdomadaire de l’appartement. J’ai enfilé ma blouse rose, attaché mes cheveux avec un chouchou violet (j’aime bien le mélange reposant de ses deux couleurs quand je cleane les murs, ça me calme quand je me passe les nerfs sur une tâche persistante sur le sol….mais tu vas te barrer saloperiiiiiiiieeee).

Une fois customisé comme il se doit, je me suis rué (j'avoue que je m'y suis trainé comme un gastéropode...) sur le placard pour en sortir balai, serpillière, éponges et autres ramasse poussière, avant de me mettre à l’ouvrage.
Que celui qui aime le ménage me jette la première pierre (ou le premier flacon de produit d’entretien qui lui passe sous la main hein ! Je ne suis pas sectaire) mais bordel je le dis haut et fort, je hais faire le ménage.

Fort contradictoirement j’aime bien quand c’est propre chez moi, du coup une fois par semaine ; grosso merdo, j’ai pas une horloge interne spéciale ménage incorporé ; je remise ma rancœur contre cette tâche contre nature et je m’y colle. Mais hier, j’ai eu un déclic. Vous savez ce moment où une petite loupiotte s’allume d’un coup entre deux neurones occupés à ne pas l’être. (Bah oui les neurones quand on fait le ménage on ne leur en demande pas beaucoup non plus…).
Et là je dois dire que j’ai eu un coup de génie….(autocongratulations inside.) J’ai subitement repensé à ces jeunes dans la vibes, qui, pantalon stretch empêchant tout mouvement testiculaire incongru et T-Shirt rose fushia ciglé d’un aigle qu’on voit décidemment de plus en plus se tortille comme des spasmophiles en pleine crise en dandinant du croupion. Des comme celui-là en gros :
 


Et je me suis dit un truc. Prenez le même bonhomme, ajoutez judicieusement un plumeau à chacune des extrémités supérieures (la tête pas besoin, la crête pleine de gel comme attrape poussière ça gère.), une serpillière à chacune des extrémités inférieures.
De là, répandez sur le sol un peu de produit nettoyant, allumez la musique et laissez faire. Et voilà, c'est gagné tout le ménage de l'appartement en moins de 10 minutes.

La semaine prochaine, je sais déjà ce que je vais faire. En rentrant du boulot, j'en choppe un, je le baillonne, le ramène à la maison, je l'équipe et 10 minutes après je le fous dehors.

Faites comme moi, adoptez un fan de Tektonik....comme femme de ménage, ça poutre....

P.S : Pour gagner quelques minutes supplémentaires, on pourra à loisir ajouter deux plumeaux au niveau des coudes et deux autres à hauteur des genoux.

P.S 2 : Du coup, j'y croyais pas, mais en fait si, la Tektonik ça a de l'avenir.
Par Huhsh - Publié dans : I Thought that
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Lundi 26 novembre 2007
Ce titre n'a aucun sens, c'est vrai. Il a juste le mérite de m'avoir fait rire, et c'est déjà pas mal....

Alors, pourquoi maso me direz-vous ? Pour cela, il faut remonter en des temps lointains, lointains, fort lointain d'ailleurs. Un temps ou les moins de 20 ans.... Non je vous l'épargne celle-ci.

J'ai commencé à écrire très tôt. Dans un premier temps, me croyant poète mais avec le talent d'un poulpe uni tentaculaire, je m'adonnais à l'écriture de vers, qui n'auraient pas dépareillé dans le corps en décomposition d'un macabé (J'assume ma nullité crasse passé...)
Un peu plus tard, je découvre à peu près en même temps l'Héroic Fantasy et la SF pure jus au travers d'auteurs comme Tolkien ou Philip K.Dick. Je vous épargne la trop longue liste de mes lectures, on en aurait pour 8 mois de travail. (Et puis à part moi qui peux bien prétendre avoir lu toute la bibliographie de Pierre Stolze ?)
Et puis passer d'Enid Blyton  enid-blyton.jpg à Asimov  asimov.jpeg ça poutre non ? (Pas sûr non en effet....)
Du coup je commence à me prendre pour un auteur. Je fantasme des scénarios que je jette plus ou moins sur le brouillon, que je développe peu à peu, avant de passer à un autre sans en finir aucun. J'avoue qu'à l'époque, je développais sans trop de peine les premières pousses du futur baobab palmaire qui me caractérise encore un peu aujourd'hui.
Il y a quelques mois de çà (un an et demi qu'on me souffle dans l'oreillette), je posais sur le web les bases d'un blog fourre tout ou billet d'humeur côtoyait articles à la con et les chroniques d'un certain Fluff (dont'on ne tardera pas à retrouver par ici). Hélas, une fois encore, le baobab m'assène un coup de masse qui me fait perdre et le fil et la régularité de publication.
Aujourd'hui, l'écriture est en quelque sorte mon gagne pain...même si j'en gagne pas beaucoup du pain. Et je trouve quand même le courage, l'abnégation, la volonté suffisante (le premier qui me dit que je me lance des fleurs à raison) de relancer la bête dans une nouvelle mouture.
Ici ça parlera de tout et sans contrainte.Du moldave unijambiste à la chambre à coucher teutonne de Tokyo, du ptérodactyle sur monocycle au coït du tamanoir pourpre. Du tout bon, du grand n'importe quoi, du petit moyen pas bon du tout, fin de tout de tout quoi....
Bonne lecture à vous tous.

P.s : Ce premier post réel, hormis les babioles repêchées de droite et de gauche est d'une nullité crasse. Je dédicace une grille Euro millions perdante au premier qui me le signale en commentaire.
P.s 2 : La nullité crasse de ce billet m'oblige également à vous asséner un coup de massue entre les deux esgourdes. La nouvelle "Une Femme à Boire" va être publiée.... Je répète : La nouvelle "Une Femme à Boire" va être publiée.... Je récapépète : La nouvelle "Une Femme à Boire" va être publiée....  Encore un p'tit peu : La nouvelle "Une Femme à Boire" va êtr.... Oui oui, ça va, j'arrête l'autosatisfaction pour aujourd'hui !
Par Huhsh - Publié dans : Auto-foutage de gueule en barre..
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Dimanche 23 septembre 2007
Ça me prend comme ça, sans prévenir, un peu comme un besoin urgent d’aller aux toilettes, mais en plus violent. Un truc qui me tombe dessus le matin au réveil et qui ne me lâche plus de la journée. Dans ces moments-là, je ne peux plus contrôler mes actes et je ne mesure pas toujours les conséquences qu’ils peuvent avoir. En règle général tout se passe totalement comme à l’habitude. Un seul petit détail peu mettre la puce à l’oreille ou à défaut le doigt dans le nez, mais ça c’est vous qui voyez.

Ce matin ça m’est de nouveau arrivé. Quand le réveil a sonné, je n’y songeais même pas à dire vrai. Comme d’habitude j’ai traîné mon caleçon jusque dans la cuisine où je prépare un café, ni trop fort ni trop chaussette, juste ce qu’il faut pour bien entamer cette longue journée de labeur qu’est le vendredi. Tous les gens qui travaillent vous le diront, le vendredi c’est le jour le plus long de la semaine. De la cuisine, mon caleçon a échoué dans le panier de linge sale tandis que le reste de mon anatomie se glissait sous une douche salvatrice. Et c’est là, quand l’eau a commencé à me réchauffer un à un tous les pores de la peau que cela m’a saisi. J’ai rapidement mis fin à ce moment de pur bonheur et me suis faufilé dans la chambre afin de pêcher au fond d’un tiroir un caleçon plus propre que le précédent, et deux charmants sacs à petons pour tenir confortablement dans mes groles. Mon complice est là, dans le tiroir… Il me nargue du coin de sa lentille circulaire. Plus tard mon beau…plus tard…Jean, chemise propre, pull moyennement crasseux mais ça ira, veste en cuir, chapeau, sacoche… Un doux baiser plus tard et me voilà sur le pas de la porte qui claque dans mon dos. Ce n’est que dans l’ascenseur que je réalise que mon complice est resté au chaud dans le tiroir. Il va me faire la gueule, mais tant pis je suis déjà trop en retard.

Une matinée et quelques trajets en métro plus tard et me revoilà dans mes pénates. Cette fois je ne l’oublierai pas. Munis du précieux cordon ombilical, je vidange la mémoire de mon partenaire tout en avalant sur le pouce un encas léger. Fin prêt, et cette fois ci accompagné, je quitte l’appartement non sans avoir donné un petit tour de clef derrière moi. Et c’est parti, cage d’escalier, ascenseur, cours de l’immeuble, allée, rue, pieds, façade, quai, rame, porte, plafond, sol, reflet, pigeon, horodateur, poubelles, journaux, détails, tout y passe. Tout se fige, tout se fixe, pixel après pixel, octets après octets, je fais le plein de moments brefs et sans intérêts si ce n’est que mis bout à bout ils me donnent une idée, laisse une trace de mon trajet, de mon après-midi. Mon compagnon fidèle à bout de bras, un doigt sur le déclencheur, sans cadrage, sans réflexion, sans se soucier de rien je shoote à l’envie.

Si d’aventure vous vous interrogez sur cet énergumène qui l’air de rien a son numérique dans la main, ne réagissez pas, soyez juste indulgent. Je ne vous vole rien qu’un tout petit moment. Qu’une image sans nom, qu’un détail sans prétention qui n’influera sur rien, qui ne changera rien. Je vous le concède, je vous l’avoue, je me livre ici sans plus de tabous : je suis un peu voleur.

P.S : le résultat des vols se trouve dans la galerie "Trajets"

Par Huhsh - Publié dans : Oldies
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Dimanche 23 septembre 2007
« Vous marchez dans la rue, la nuit. Il pleut. Vous n’entendez que le bruit de vos pas. ». Plongé dans la lecture d’un polar sombre et prenant, je me laissais doucement bercer par le roulis de la rame qui me ramenait chez moi. De Laurent Bonnevay à l’Hôtel de ville, j’en avais bien pour 20 minutes de trajet, et à cette heure tardive, m’asseoir et profiter d’un moment de répit était un luxe que je savourais avec délectation.

Seul le murmure du métro, entrecoupé par les annonces de stations et la sonnerie de fermeture des portes, me parvenaient aux oreilles. L’atmosphère de la rame était chargée des odeurs d’une journée de voyageurs, sueurs, parfums, tabacs ou urines, auxquelles se mélangeait celle du simili sky des fauteuils. Je ne saurais dire ce qui m’interpella en premier. Ce parfum délicatement musqué qui s’introduisit dans mes narines ? Le froissement de tissu rompant la monotonie sonore de mon environnement… Je levais la tête et la vis. Seule, debout au milieu du wagon, se tenant fermement à la barre métallique, un long trench-coat gris sur lequel retombait une pluie acajou de cheveux d’une longueur étonnante, le regard triste, perdue dans le reflet de la porte, ni belle, ni laide, mais dégageant un « je ne sais quoi » qui me perturbait. Je restais là, interdit à la fixer sans même m’en rendre compte. Le poids de mon regard devait pourtant peser sur elle, mais elle semblait captivée par les longueurs de câbles qui défilaient là-dehors de l’autre côté de la porte. « Hôtel de ville » annonce la voix du métro, ouverture des portes, elle sort. Bêtement je reste quelques secondes sans rien faire… « Hey mais merde, c’est ma station. » Je me rue sur la porte au moment précis où retentit le signal sonore. Ouf, je suis dehors….

Le son de ses talons résonne dans la station vide, elle va sortir. Indécis, je lui emboîte le pas. Je ne sais même pas ce que je suis en train de faire. C’est bien la première fois de ma vie que je suis une femme dans la rue. Elle va me prendre pour un potentiel agresseur et s’enfuir si je m’entête dans cette voie. Rien n’y fait, la pulsion qui m’a saisi est plus forte que ma propre volonté. Furtivement je lui emboîte le pas, une cinquantaine de mètres en arrière, qu’elle reste inconsciente de ma présence. Elle sort de la station et emprunte la rue Joseph Serlin. Quelques passants, rentrant probablement dans leurs pénates après une soirée arrosée dans l’un des bars du quartier, la croisent. Un groupe de jeunes, casquettes et jogging de rigueur se lance dans des tirades salaces sur son passage. Elle ne ralentit pas l’allure pour autant et si s’en offusque, ne le montre pas.

Je lui laisse maintenant une centaine de mètres d’avance. Je pense qu’elle a senti ma présence. Pourtant rien dans son comportement n’indique un stress quelconque. Son pas est le même, ni plus rapide ni plus lent. J’ignore toujours où elle se rend. Là voilà à présent qui traverse la rue et s’engage sur la place des Terreaux qu’elle traverse dans la diagonale, prenant soin d’éviter les fontaines qui émaillent le dallage gris, géométriquement disposées, canevas de liquide dans une masse de béton. Elle marque un temps d’arrêt à hauteur de la fontaine, sors une cigarette. La lueur d’un briquet vient éclairer son visage un bref instant… Elle pleure. Je piétine sur place ne sachant que faire. M’avancer ? M’enquérir du pourquoi de ses gouttes salées qui creusent leurs sillons dans son fond de teint ? Je n’ose faire un pas en avant et là voilà repartie.
Au bout de la place, elle file sur sa droite et s’engage rue Sainte-Marie des Terreaux. Elle va passer devant chez Ahmed, l’épicier du quartier. Comme tous les jours à cette heure, la faune de la rue est de sortie. Clochards et toxico battent le pavé à l’angle de la rue Sainte-Catherine, se proposant de délester quiconque les croise des quelques piécettes qui alimenteront leurs addictions respectives. Une voiture de patrouille passe au ralenti sous les quolibets de deux sans domicile fixe particulièrement imbibés. La rue empeste son mélange d’urine et de crasse. Une forte odeur de marijunana, provenant sans nul doute des poumons chargés d’un des habitués du coin me monte agréablement à la tête. Devant moi, elle s’avance maintenant dans la ruelle sombre bordée de clubs douteux et se dirige à pas plus pressés vers l’immense escalier qui monte ses marches jusqu’à la place des Capucins.

Elle gravit les dernières quand je m’engage à sa suite. Je vais la perdre… Je hâte le pas à mon tour, fébrile espérant de tout cœur ne pas la perdre de vue, mais lorsque j’arrive en haut à mon tour, elle a disparu. La place est déserte, depuis longtemps les lumières de l’église de scientologie se sont éteintes. Mais où a-t’elle pu passer. Je ne l’ai pas vu s’engager sur la place, aucune porte ne se referme révélant une ouverture récente, rien, pas la moindre trace. L’objet de ma fixation s’est bel et bien envolé. Frustré, je m’apprête à faire demi-tour quand mon gosier asséché se rappelle à mon bon souvenir exigeant avec force la lampée qui lui rendra sinon la vie, tout du moins son humidité salutaire. J’entre aux Capucins, salue fidèlement Clément derrière son comptoir, qui sans attendre, m’apporte la punition que je suis venue chercher. « Et une pinte pour monsieur…Une ! » D’un hochement de tête approbateur je le remercie, m’empare de mon verre et plonge les lèvres dans la mousse amère qui fait barrage à la douceur du breuvage. J’embrasse lentement la salle du regard et me fige soudain. Elle est là, assise seule à une table, la tête entre les mains, ailleurs. Les questions se bousculent dans ma tête. Par quel obscur chemin a-t’elle pu ainsi disparaître de ma vue et se retrouver là ? Poussé par la fascination que m’inspire son mystère, je m’avance, toussote et tandis qu’elle lève vers moi un visage intrigué, lui dis : « Oserais-je vous offrir une bière ? Parce qu’elle explique tout ce qui se passe dans ce bas monde ; elle répond à tout et elle répond à rien »
Par Huhsh - Publié dans : Essai
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Samedi 22 septembre 2007

Il y a quelques jours, je vous narrais longuement le plaisir du Koss rivé dans les oreilles. « Avec Koss, faites l’autiste quand vous voulez » Ce slogan est de moi, mais si au marketing de la firme ils veulent me le racheter j’dis pas non.

Aujourd’hui, 13 h 45, je me faufile dans le métro pour retourner bosser après une pause déjeuner à domicile. Trajet habituel, deux stations, une correspondance, 4 stations et un arrêt au terminus. C’est ici la deuxième partie du trajet qui nous intéresse.
Une chose bien dans le métro lyonnais, c’est qu’à cette heure-là, on trouve facilement un bout de siège pour se reposer le popotin. Casque sur les oreilles, « Petit Bulletin » dans les mains, je me laisse bercer par le dernier Incubus (Light Grenades = très bon je vous le recommande.). Les sièges d’à côté ont visiblement subi les foudres d’un utilisateur mécontent, puisque sur les 4 proposés, 3 sont inutilisables, mousse arrachée. Le dernier est occupé par un individu lambda dont nous n’aurons que faire. Premier arrêt, « Lambda » quitte sa place et mon bras gauche se fait happer dans la course d’un autre lambda pour conquérir le siège tant espéré. Quelque peu exaspéré par ce manque de respect de mon anatomie…(Oui connard tu m’as ruiné le bras) et surtout par l’absence totale de remord de l’intéressé, je jette au-dessus de mon journal un regard, que l’on pourrait sans aucun doute qualifier, de noir à l’importun avant de replonger dans ma lecture. Je perçois toutefois sur ma gauche des mouvements sporadiques d’un bras qui s’agite, visiblement dans ma direction. Délaissant les articles pseudo-culturels du gratuit qui m’occupait jusque-là les mains, je me tourne cette fois plus franchement vers l’intéressé. « Ah, non en fait c’est à la demoiselle en face de moi que monsieur s’adresse, montrant avec fortes gesticulations : ses poches, sa bouche, ses poches, sa …braguette (j’avoue ne pas avoir saisi le rapport.) Sur ces mouvements désordonnés et peu gracieux, l’individu se lève et se colle à 2 cm de son interlocutrice répandant dans l’atmosphère une odeur tenace de rouge faisandé. Comprenant que les spasmes membraires ne me sont pas destinés, je replonge nonchalamment dans ma lecture quand l’intéressé vient se coller cette fois ci à 2 cm de mon visage m’imprégnant les fosses nasales de son parfum nauséabond et me laissant à loisir examiner les chicots douteux
dont son orifice buccal est équipé. Et c’est à cet instant précis que j’ai une nouvelle fois été frappé d’une lumière divine…. Je n’entendais absolument rien, mais rien, de ce que l’énergumène était en train de me déblatérer. Toutefois je dois admettre que Brandon Boyd (le chanteur d’Incubus pour ceux qui ne suivent pas) n’a jamais eu une tronche aussi atroce que durant ces quelques secondes. Et là c’est le drame, mes zygomatiques se mettent à vibrer, ma gorge se déploie et tandis que j’entends distinctement « You and.. I are, like oil and Water… » Mon rire éclate dans le wagon. Fort, clair parfaitement identifiable provoquant la stupeur des autres passagers et l’animosité de moins en moins contrôlée du poivrot que j’ai toujours à 2 cm de la tronche. Bon prince, je retire une oreillette, le regarde souriant et lui confie gentiment : « Vous savez, je suis navré, mais je n’ai pas bien entendu ce que vous me disiez. Toutefois je réalise que vous avez une voix superbe…Vous n’avez jamais essayé de chanter ? » Bilan de l’intervention : un poivrot vexé comme un pou qui prend ses jambes à son coup pour aller taper le reste du wagon mais qui ne reviendra pas me voir avant longtemps, et trois rires assez plaisant à entendre venant de mes compagnons d’infortunes, probablement estomaqué par ma réponse. Putain il y a vraiment des jours où l’on se sent bien !
Par Huhsh - Publié dans : Oldies
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